UN PEUPLE
EN EXIL
En 1975, l’invasion militaire marocaine au Sahara occidental a chassé des dizaines de milliers sahraouis qui ont trouvé refuge autour de Tindouf, en Algérie.
Selon le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies, les cinq campements de Tindouf comptent environ 173 000 réfugiés sahraouis.
Ces campements ont la particularité d’être gérés par une République en exil (la République Arabe Sahraoui Démocratique).
2025
29 Octobre 2025, Aousserd — Au cours de la semaine précédant le vote de l’ONU du 31 octobre visant à prolonger le mandat de la MINURSO, une bataille diplomatique s’engage à la suite de la proposition avancée par les États-Unis.
Les États-Unis et la France cherchent à faire du plan d’autonomie marocain de 2007 le cadre central, reléguant au second plan le droit des Sahraouis à l’autodétermination. Plusieurs États membres de l’ONU s’y opposent, œuvrant à amender le texte afin de garantir une résolution plus équilibrée et conforme au droit international.
À 6 450 km du siège des Nations unies à New York, les Sahraouis des cinq camps de réfugiés descendent dans les rues pendant trois jours, du 27 au 29 octobre, pour faire entendre leur voix — dénonçant principalement Trump et rejetant toute proposition qui ne garantirait pas leur droit à décider de leur propre avenir.
Conscients que leur lutte se heurte aux intérêts politiques et économiques des puissances occidentales, nombreux sont ceux qui expriment le sentiment que leurs voix restent ignorées, tandis que ceux qui n’ont aucun droit sur le Sahara occidental façonnent leur avenir.
À la veille du vote de l’ONU, une manifestation finale dans le camp de réfugiés d’Aousserd réuni des personnes de tous les camps et de plusieurs générations. Tous ont à l’esprit que le 31 octobre 2025 marquera aussi le cinquantième anniversaire de l’invasion militaire marocaine et le début de ce long exil.
2025

2024
2023
2021
Campement d’Aousserd.
Le siège de la Commission nationale sahraouie pour le référendum est situé dans le centre administratif de Rabouni. Ce lieu abrite les archives d’état civil, qui ont servi de base dans les années 90 à l’élaboration d’une liste d’électeurs pour le référendum d’autodétermination.
Dans les “territoires libérés” avec des militaires du Front Polisario, entre Bir Lehlou, Tifariti et Mehaires, 2021.
Avec la reprise du conflit armé en novembre 2020 et les frappes de drones marocains sur les civils, les habitants sahraouis ont quité les villages pour s’installer à nouveau dans les campements de réfugiés en Algérie.